Le Blog Officiel de Jean Pascal GOURNES
Mes Chers Amis,
Comme prévu, la réunion d'hier après midi dans le bureau de Jean Louis BORLOO s'est soldée par une non décision. On pourrait dire que la montagne a accouché d'une souris mais je préfère le voir
autrement.
Même si j'avais annoncé que rien ne serait décidé, je dois avouer qu'au fond de moi je n'étais pas très serein hier en attendant le résultat de cette réunion au sommet, et je n'étais pas le seul.
Maryse JOISSAINS nous a clairement dit qu'elle avait vraiment pensé qu'un choix serait fait par BORLOO et que ce serait le tracé Nord. ESTROSI et CIOTTI, eux aussi, en étaient certains, au point
d'être sincèrement surpris par la tournure des événements et de dire au ministre de l'environnement que ce qu'il était en train d'annoncer n'était pas ce qui avait été convenu entre eux.
Tout comme Maryse, je suis persuadé que notre mobilisation et la force de nos arguments ont infléchi la position de BORLOO, et donc du gouvernement, pour un temps. Pour un temps seulement. et un
temps limité.
Car ce qui ressort de la journée épuisante d'hier, c'est qu'une décision sera prise avant juillet. Un "Monsieur LGV" a été nommé pour diriger une commission d'études chargée de ré-examiner les
deux tracés Nord et Métropoles indépendamment de RFF, commission qui se réunira tous les mois et qui rendra sa copie le 15 juin. L'objectif du tracé ne serait plus la vitesse, le temps de
parcours entre Paris et Nice mais l'aménagement du territoire et l'aspect économique.
Je vais vous dire ce que j'en pense avec une absolue sincérité : c'est un miroir aux alouettes pour nous user, nous inciter à nous relâcher en baissant la garde pour mieux nous surprendre en
juin. Ce n'est pas grave car, au final, c'est nous qui avons désormais les cartes en main. Soit nous décidons de jouer le jeu, de travailler de notre coté, en relation étroite avec tous les
acteurs économiques de la région, qui nous sont tous favorables, et de produire un dossier exemplaire qui démontre sans la moindre ambigüité, techniquement, économiquement que le tracé des
Métropoles est bien celui qui correspond aux critères définis, soit nous nous reposons sur cette pseudo commission et son animateur en priant pour que ses résultats différent de ceux de RFF, ce
dont je doute. Dans le second cas, vous l'aurez compris, nous nous serons battus durant plusieurs mois pour rien. Dans le premier cas, nous avons encore toutes les chances de gagner. Et surtout
ne pas nous reposer uniquement sur les acteurs politiques car je ne suis pas persuadé qu'ils tiennent le cap jusqu'au bout. Le départ précipité hier de MM. GUERINI et CASELLI, se fendant de
quelques déclarations mollasses, ne m'a pas franchement rassuré et je n'étais pas le seul.
Ce n'est pas plus compliqué que cela. Soit nous sommes bons et motivés, et nous obtiendrons gain de cause, soit nous ne faisons pas ce qu'il faut et nous ne pourrons nous en prendre qu'à nous
même.
Alors quel peut être le plan d'action ?
Voilà ce que je vais proposer lors de la prochaine réunion qui devrait se tenir avec Maryse demain ou lundi pour définir la suite du programme :
Tout d'abord, il faut aller vite. Très vite. Choisir nos partenaires et des techniciens de très haut niveau capable de produire en 2, 3 mois LE dossier parfait. Des bureaux d'études ont déjà
travaillé sur le sujet, certains y travaillent encore, notamment mandatés par la CCIMP. C'est une bonne piste et de toute façon, la CCIMP doit être notre premier partenaire.
Ensuite, il est apparu encore plus clairement hier que le maillon faible de ce dossier, c'est bien Hubert FALCO, maire de Toulon et secrétaire d'Etat à l'aménagement du territoire, que ces
deux fonctions antinomiques tendent à rendre politiquement schizophrène. Son intervention hier soir devant les caméras de FRANCE 3 a été un vrai calvaire, un moment pathétique tellement il était
emprunté, gêné, bafouillant ses réponses sous la pression du journaliste Hugues GIRARD. Compte tenu de ses ambitions régionales en 2010, FALCO est dans une position très difficile. Il nous faut
la rendre pire encore. Il faut allumer un feu de contestation au sein même de sa bonne ville de Toulon qui serait la première victime économique du choix du tracé Nord. Il y a des
pistes intéressantes à exploiter et nous devons le faire.
Vous voyez, le chemin du TGV allant à Nice en passant par Marseille et Toulon, et évitant la Haute Vallée de l'Arc, n'est pas encore tracé. Il ne faut surtout pas qu'il se transforme en chemin de
croix. Ensemble, nous devons nous serrer les coudes encore plus intensément et ne pas relâcher la pression. La décision de juin ne dépend sans doute que de ça.
Jean Pascal GOURNES
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